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vendredi 17 avril 2020

Dessins d'égouts

Cette période de confinement est l'occasion de faire du tri dans les photos et autres gribouillis qui traînent dans les carnets... Et j'ai retrouvé quelques petits dessins de mes plaques préférées. Il s'agit donc d'une sélection totalement subjective (ça, ça ne change pas), et sans véritable logique géographique (ça change un peu plus). Plusieurs de ces plaques figurent déjà sur ce blog, mais il s'agit cette fois-ci de dessins et non de photos. Pour entrer sur le territoire japonais, on peut commencer par la plaque de Narita, le gros aéroport international du pays:
Si cet aéroport offre déjà un bon aperçu des charmes du Japon, il est aussi une frontière très surveillée en ces temps de pandémie. Si on a la chance de passer le sas de la quarantaine et du douanier désœuvré qui va fouiller votre sac histoire de tuer le temps avant de vous complimenter pour la couleur de vos chaussettes (oui, il a rarement trouvé plus intéressant dans mon sac à dos), on a alors accès au reste du pays et à un trésor d'imagination en matière d'égouts. Autour de Tōkyō se trouvent de nombreuses plaques assez jolies, en particulier celles relatives à des personnages emblématiques et mondialisés. Par exemple, à Katsushika, figure la plaque Kiki, ou Monchhichi pour les intimes:
Un peu plus loin, à Tama, on retrouve la fameuse plaque Hello Kitty:
Elle existe dans d'autres couleurs, mais je n'ai pas décliné toutes les versions... En s'éloignant un peu de la mégapole, on arrive dans la région du Fuji-San, qui est intéressante aussi en la matière. C'est d'ailleurs sûrement dans la ville de Fuji que se trouve une des plaques les plus célèbres du pays, avec la légende de la princesse Kaguya (appelée aussi Conte du coupeur de bambou), datant du X° siècle:
Cette plaque est tellement réputée que j'ai pu en acquérir le tee-shirt:
Le jeune homme à qui j'ai demandé de faire la photo n'a pas semblé comprendre ce qu'il y avait d'étonnant sur cette image... Les pentes du Fuji-San sont en partie occupées par des plantations de thé, notamment du côté de Kikugawa:
Malheureusement, je n'ai jamais pu voir en vrai ces versions en couleurs; elles seraient seulement exposées dans la station d'épuration et/ou la mairie de la commune. Je n'ai vu que la version monochrome. Pour rester dans la thématique du thé, la commune d'Ujitawara, à proximité de Kyōtō, offre une des plus belles plaques du pays:
Il existe même une version encore plus jolie de cette plaque, dont le dessin est entouré par un cœur. Dans la même région, on peut trouver la plaque de Kumiyama, dans la banlieue de Kyōtō, sur laquelle une grenouille plonge dans l'eau au milieu de fleurs de cerisiers:
Il y a aussi une plaque qui doit se trouver du côté de Nagoya, mais que je n'ai jamais vue en vrai, et qui représente le parc Lego:
De nombreuses plaques mettent aussi en scène un animal local emblématique. La ville de Shimonoseki montre ainsi le fugu, ou "poisson-globe", célèbre poisson empoisonné:
Plus spécifique encore, le kabutogani, ou "limule", est le symbole de la ville de Kasaoka. Sur les plus petites plaques, le kabutogani est représenté de façon stylisée:
Mais la grande plaque qui trône devant la gare (sortie nord, pour ceux qui voudraient faire une visite) présente un dessin beaucoup plus précis de cette petite bête:
Là aussi, j'ai craqué pour le tee-shirt:
Et là, contre toute attente, ce tee-shirt a été très remarqué et m'a valu quelques discussions enflammées: le kabutogani a visiblement pas mal de fans au Japon... à moins que les égouts ne deviennent un sujet à la mode?

dimanche 5 avril 2020

Onagawa, village ressuscité

Le petit village d'Onagawa n'est pas très connu, mais tout le monde a au moins entendu son nom lors d'une triste occasion: il fait partie des zones dévastées lors du tsunami de 2011... Il s'agit en effet d'un village de pêcheurs, situé sur une côte fortement exposée, et qui a été lourdement endeuillé. Mais c'est aussi un village qui nous montre aujourd'hui une formidable capacité de résilience. Les plaques locales offrent d'ailleurs une vision tout à fait valorisante du village:
Au-delà de l'image, à laquelle on peut rattacher de nombreuses symboliques positives, le texte évoque un "port vibrant et animé". Une autre plaque représente la mascotte de la ville, qui met en lumière son activité traditionnelle de pêche:
Dans ce village durement éprouvé, il faut aussi rendre hommage aux pompiers:
Dans un si petit village, il est difficile de ne pas ressentir le poids de la terrible catastrophe qui s'est déroulée il y a quelques années... Par exemple, le cimetière, pas très grand mais assez central, montre que le deuil est encore bien présent:
Les visiteurs sont nombreux, mais cela s'explique aussi par la date: la photo est prise le 15 août, jour où les Japonais commémorent leurs ancêtres défunts (l'équivalent de la Toussaint pour les Chrétiens). Dans ce village comme ailleurs, les pêcheurs comptent une grosse proportion de victimes dans le bilan global de la catastrophe. En effet, les villages de pêcheurs sont situés dans les zones les plus vulnérables face aux tsunamis, tandis que les autres activités (et catégories sociales) sont installées à l'intérieur des terres, dans des zones moins sensibles.
Le bord de mer porte aussi la trace des destructions, et un chantier est encore en cours pour réaménager les infrastructures portuaires:
Même si des informations m'ont sans doute échappé, il me semble qu'un bâtiment détruit et renversé a finalement été maintenu pour la mémoire du 11 mars 2011:
Je ne sais pas de quel bâtiment il s'agissait à l'origine, mais ce qu'il en reste témoigne de la puissance de la vague qui a dévasté tout le littoral. Mais en matière de résilience, il semble logique aussi de montrer ce qui a été reconstruit, en tirant les leçons de la catastrophe: 
On peut voir au premier plan que beaucoup de personnes sont encore logées dans des préfabriqués. Toutefois, délicatesse japonaise oblige, ces bâtiments, certes précaires, sont conçus dans des teintes pastel: cela n'efface pas les blessures, mais la douceur des couleurs joue sans doute un peu sur le moral. Le second plan montre le nouveau village, avec des bâtiments neufs et en dur, sur les hauteurs: en cas de nouveau tsunami (puisqu'on ne sait pas supprimer cet aléa), les maisons sont désormais hors d'atteinte de la vague. Mais le meilleur symbole de cette renaissance est sûrement le kōban (poste de police), un modèle de quiétude:
Espérons que l'avenir d'Onagawa sera davantage empreint de sérénité!

samedi 19 octobre 2019

Wazuka, autre village du thé

Le thé de Kyōto n'est pas produit dans la ville même de Kyōto, mais plutôt dans le sud de la préfecture. Ujitawara est le site le plus connu, et dispose de plaques remarquables. Mais l'essentiel de la production provient en réalité de la petite commune proche de Wazuka, dont les habitants ressemblent majoritairement à leur représentation sur la plaque locale:
Une version colorée existe, mais uniquement en exposition à la mairie:
C'est un peu de la triche, mais faute de mieux... Ce qui n'est pas de la triche, c'est le trajet pour arriver jusqu'à Wazuka. En effet, depuis Kyōto, il faut prendre un train local jusqu'à Kizu, ce qui offre une jolie plaque au passage:
Il faut ensuite prendre une correspondance pour Kamo:
Et là, il faut soit attendre le bus (faible fréquence), soit retrouver quelqu'un qui va vous emmener charitablement jusqu'à destination. Quelques agriculteurs organisent des visites des plantations, et se chargent de venir vous chercher à la gare de Kamo, ce qui facilite bien les choses. Bon, pour résumer, Wazuka n'est pas très facile d'accès; mais les paysages cachés au cœur des montagnes en valent la peine. Et pour cela, la visite guidée est une bonne option. Déjà depuis la voiture, il est possible d'admirer les pentes des montagnes recouvertes de théiers:
Les poteaux ne sont pas des lampadaires, mais des supports pour étendre les bâches, que l'on devine le long des champs. En effet, les théiers peuvent être mis à l'ombre plus ou moins longtemps selon l'effet recherché. Une même variété de théier peut à la fois donner du sencha (thé vert en feuilles), du matcha (thé vert en poudre), ou encore du hōjicha (thé vert fumé), dont on peut faire varier la saveur (amertume, umami) selon la durée d'ensoleillement ou d'ombre. Comme pour le vin, les terroirs des thés sont étudiés avec précision. Il existe aussi plusieurs variétés de théiers. Au total, les variations sont presque illimitées. Dans le paysage, cette diversité se traduit par un camaïeu de verts avec de nombreuses et subtiles nuances:
Les théiers sont toujours sur les pentes, afin que l'eau ruisselle mais ne stagne pas; en contrebas se trouvent ainsi les rizières, dans les espaces plans, avec l'eau qui inonde les plants (ce qui rajoute encore d'autres teintes de vert):
La région de Kyōto est d'ailleurs réputée pour la qualité (et l'abondance) de son eau, ce qui est la base de sa richesse agricole. La visite des plantations est d'un calme absolu, loin du tumulte de la ville de Kyōto, de plus en plus envahie par les touristes. Au milieu de la contemplation, notre guide nous explique quelles sont les feuilles propices pour la cueillette:
Il s'agit des feuilles au bout de la tige, avec 2 feuilles latérales et une plus jeune pousse au milieu. Avec une organisation millimétrée, notre guide nous donne un sachet pour que nous puissions cueillir quelques feuilles. De retour à la ferme (un café, plus exactement), nous confions notre cueillette au cuisinier, qui revient quelques minutes plus tard avec des tempuras:
C'était aussi délicieux qu'inattendu. Vient ensuite le moment de découvrir les étapes de transformation du thé. Le matcha, produit emblématique, provient des feuilles les plus fraîches broyées dans une machine très simple:
Il suffit de placer les feuilles au centre, puis de faire tourner la masse de pierre avec la poignée en bois, et le matcha s'écoule sur le bord. Le prix élevé du matcha s'explique par les faibles quantités produites par ce processus. Si cette étape est aujourd'hui mécanisée, la machine électrique reste assez sommaire, et le rendement modeste. La courte durée de conservation s'explique, elle, par la fraîcheur des feuilles et le peu de traitements reçus. Pour clôturer la visite, une dégustation de plusieurs variétés de matchas est organisée:
3 tasses nous sont proposées, avec des graphiques pour présenter le degré d'amertume, d'umami et d'autres saveurs. Je n'imaginais déjà pas qu'il y avait autant de types de matchas; alors loin de moi l'idée que l'on pouvait présenter leurs goûts de façon aussi scientifique! Je croyais aussi que j'aimais "le matcha", tout simplement. Mais notre guide nous avait prévenus: nous allions nettement en préférer certains à d'autres. Je dois bien admettre que c'est vrai: j'ai trouvé la tasse de gauche excellente, je n'ai pas du tout aimé celle du milieu, et celle de droite m'a semblé tellement bizarre que je ne suis pas capable de dire si j'ai aimé ou pas. Pour le dire autrement, mon palais est plus sensible à l'umami qu'à l'amertume; ce qui était à l'exact opposé de ma voisine allemande lors de cette séance de dégustation. La visite de Wazuka est ainsi un moment hors du temps, rempli de belles et bonnes découvertes. J'en profite pour remercier Daiki-san, notre guide-agriculteur anglophone, pour ses explications et son dynamisme: une belle initiative, à encourager! Pour tous les amateurs de thé, une étape incontournable: rendez-vous au matcha-café!

mercredi 12 juin 2019

Ōkunoshima, île aux lapins

La petite île d'Ōkunoshima, dans la mer Intérieure, est un endroit étonnant. Surnommée Usagi-Shima ("Île aux Lapins"), l'île affiche ainsi la couleur: elle est le territoire de très nombreux lapins qui gambadent librement un peu partout. Dès le port de Tadanoumi, d'où part le ferry pour l'île, la plaque indique tout de suite l'ambiance:
C'est tout de même une des plaques les plus mignonnes du pays. En revanche, il faut préciser que cette plaque n'est présente qu'au port d'embarquement, mais pas sur l'île elle-même (petit regret). Cette précision étant faite, il ne faut pas rebrousser chemin pour autant: Ōkunoshima mérite bien une petite visite. En effet, j'ai d'abord eu un léger doute: à Tsushima, on m'a fait la publicité du yamaneko, ou "chat des montagnes", sauvage et endémique, mais qui est absolument invisible. On pouvait donc craindre une île avec quelques rares lapins bien cachés, effrayés par les visiteurs, et donc une visite décevante (même si les îles à chats, comme Manabeshima ou Ogijima, ou les îles à daims, comme Miyajima, tiennent, il est vrai, toutes leurs promesses). Or ce n'est pas du tout le cas ici. En effet, cet îlot de 70 hectares compte plusieurs centaines de lapins, ce qui fait tout de même une bonne densité. Dès l'arrivée au port, l'accueil est chaleureux:
De l'autre côté du bâtiment, l'ambiance est plus paisible:
Et ce n'est pas juste un piège à touristes... Les lapins sont partout, sur toute l'île:
On ne peut pas accuser l'office de tourisme de publicité mensongère! En revanche, tout ceci s'accompagne d'une bonne série d'interdictions:
Entre autres, il est interdit de laisser son propre lapin domestique sur l'île (sait-on jamais)... Afin de faire fructifier cette attraction, une improbable sculpture en forme d'oreilles de lapins fait face à la mer:
Si la dimension artistique s'en mêle, cela peut évidemment attirer les touristes. Et donc, un centre de vacances permet d'accueillir cette foule:
En observant la piscine vide en plein été, on peut toutefois s'interroger sur le taux de remplissage de l'équipement. Bon, tout ceci semble vraiment bien mignon. Sauf que, ce dont l'office de tourisme se vante moins, c'est l'origine de tous ces lapins. Et là, l'histoire est beaucoup moins mignonne. En effet, comme beaucoup d'îles de la mer Intérieure, Ōkunoshima a un passé industriel. Après le grand séisme qui a ravagé Tōkyō en 1923, et face à la croissance urbaine, les îles de la région ont servi à abriter des usines polluantes dès les années 1920-1930, ce qui permettait d'épargner les villes des nuisances. Et en la matière, Ōkunoshima est sans doute le cas le plus extrême: l'île a été désignée en 1925 par l'armée impériale pour abriter une usine secrète d'armes chimiques. L'île présentait plusieurs avantages: l'isolement pour le secret et la clandestinité (le Japon a signé le Protocole de Genève en 1925, interdisant les armes chimiques, et n'a donc pas respecté cet accord), l'éloignement pour la sécurité (les éventuelles émanations toxiques ne pouvaient pas contaminer de villes proches, et l'île ne comptait alors que quelques familles de pêcheurs). C'est ainsi qu'en 1929 a été inaugurée une usine qui a produit des gaz toxiques, dans un Japon en pleine marche à la guerre: les spécialités étaient le gaz moutarde et le gaz lacrymogène, parmi d'autres raffinements. Et donc (faut-il vraiment le préciser?), les lapins ont été utilisés à l'époque comme animaux de laboratoire... L'activité s'est poursuivie jusqu'à la capitulation japonaise en 1945. Et là, l'usine a été abandonnée et les lapins survivants relâchés dans la nature; ce qui explique leur prolifération jusqu'à aujourd'hui, en l'absence de prédateurs. Il est possible, en cherchant un peu (ce n'est pas trop indiqué), de retrouver les ruines de l'usine:
C'est là que s'effondre l'image super kawaii d'Ōkunoshima. Un musée, dans lequel il est interdit de prendre des photos, retrace pudiquement, et en japonais uniquement, cette histoire si particulière de l'île. Au final, malgré tous les efforts pour rendre l'image de l'île aussi bucolique, il est vrai que la visite laisse un souvenir étrange et quelque peu dérangeant. La population locale se compte d'ailleurs sur les doigts d'une main: le maître-nageur de la piscine du centre de vacances, le gardien du musée qui sait dire "no" aux touristes souhaitant prendre des photos, le vendeur de tickets de bateau et de nourriture pour les lapins... et c'est à peu près tout. C'est donc une île aujourd'hui dévastée qui s'offre au visiteur, à condition de regarder un peu l'envers du décor. Avant de partir, il faut saluer ses compagnons d'un jour:
Le trajet du retour permet de retrouver le sourire, avec cette affiche des plus ravissantes trouvée dans le bateau:
La douceur finit toujours par l'emporter!

lundi 10 juin 2019

Kojima, ville des blue jeans

Le port de Kojima fait administrativement partie de la ville de Kurashiki, pourtant un peu éloignée. C'est toutefois une localité à part, car elle a une spécialité reconnue dans le monde entier: la fabrication des jeans. Et comme bien souvent, la spécialité est indiquée dès les égouts:
Si la réputation est récente, le savoir-faire est plus ancien. En effet, les terrains sur lesquels la cité de Kojima est bâtie sont gagnés sur la mer par poldérisation au XVI° siècle. De ce fait, les terres se sont révélées trop salées pour la riziculture, et ce sont les plantations de coton qui s'y sont développées. Les fabriques de textile ont ainsi pu prospérer, diffusant à travers le Japon des produits de grande qualité, comme les chaussettes tabi ou les uniformes scolaires par exemple. Dans la seconde moitié du XX° siècle, la présence d'Américains dans le pays a favorisé la mode des jeans, et c'est à ce moment-là que les usines ont reconverti leur activité vers cette nouvelle production. Une rue est dédiée à cette activité depuis 2009 seulement, mais sa notoriété grimpe en flèche. Le denim est vraiment le fil directeur local (sans mauvais jeu de mots), et une étape incontournable pour tous ceux qui arrivent à la gare de Kojima:
Les portillons et les escaliers sont déjà aux couleurs des jeans; les pantalons sont indiqués aussi sur le tampon de gare:
Il faut ensuite marcher une dizaine de minutes avant d'arriver dans la fameuse rue des jeans:
Bon, ce n'est pas très impressionnant, mais pour les fans, c'est là qu'il faut venir pour trouver des jeans de super qualité, voire des modèles uniques (personnalisables). Outre les pantalons, il est possible de dégoter tous les objets du quotidien (ou presque!) dans la fameuse toile bleue: sacs, bracelets, couvre-livres, trousses, porte-clefs... Jusque là, rien de bien remarquable. Mais en y regardant de plus près, on peut voir aussi que tout le mobilier urbain est décliné sur le même motif, comme les distributeurs ou les poubelles (entre autres):
Symbole de la consécration absolue, Monchhichi a lui aussi sa version denim:
Et, comme on sait que les Japonais ont le sens du détail, l'histoire ne s'arrête pas là. Oui, on peut aussi manger et boire dans des cafés spécialisés aux couleurs locales:
Bun bleu, burger bleu, glace bleue... Il y avait même une bière bleue un peu plus loin! J'avoue ne pas avoir goûté (une mauvaise expérience sans doute liée à des fruits de mer la veille ayant fragilisé mon estomac, ce n'était pas le moment pour des exploits culinaires), mais je le regrette aujourd'hui: c'est introuvable ailleurs. En guise de consolation, voici une petite plaque avec mise en scène, à l'ombre des jeans: