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jeudi 6 novembre 2014

Le Mont Aso, plus grande caldeira du monde

Le mont Aso (1592 mètres), situé au centre de Kyūshū, est un des volcans actifs les plus dangereux du pays. Il est aussi connu pour présenter la plus vaste caldeira au monde: il s'agit d'un vaste cratère circulaire, provenant de l'effondrement d'un volcan lors d'une éruption antérieure; à l'intérieur se trouvent plusieurs cratères, plus petits. Ici, la caldeira mesure environ 20 kilomètres de diamètre. La commune d'Aso, au nord de la caldeira, ne présente pourtant le volcan qu'à l'arrière-plan de sa plaque, après des activités plus agricoles:
À Minamiaso, qui, comme son nom l'indique, se trouve au sud de la caldeira, ce sont les sources volcaniques qui sont mises en valeur:
Un peu plus à l'est, la ville de Takachiho insiste elle aussi sur ses sources et ses rivières:
Une partie de ces plans d'eau appartient à un sanctuaire:
Dans la caldeira du mont Aso, le cratère le plus dangereux est le Nakadake:
Le lac acide, vert, bouillonne sous l'effet de l'activité permanente du volcan et laisse échapper d'importantes fumerolles, qui sentent le soufre, donc pas très bon. Le soufre, qui est réputé pour un certain nombre de vertus, fait l'objet d'un commerce intense au bord du cratère:
Je ne suis pas sûre que ce commerce soit très florissant, à en croire le profond dodo du vendeur, en plein milieu d'une journée d'affluence... Afin de protéger la population d'éruptions violentes, de nombreuses installations sont destinées à surveiller le volcan et à informer les visiteurs; c'est aujourd'hui le voyant bleu, tout va bien:
Autre méthode de protection, des offrandes sont aussi offertes aux Kamis locaux:
Toujours dans la même caldeira, mais d'aspect beaucoup plus paisible, le Komezuka trône au milieu de la verdure:
Les limites de caldeira sont visibles à l'arrière-plan, derrière le cratère. C'est au sud de la caldeira que la rivière Shirakawa prend sa source:
En gros plan, il est possible de voir des petites bulles remonter à la surface:
Un tout petit peu plus loin, à Takachiho, une autre rivière s'écoule dans des gorges abruptes:
La rivière traverse ensuite des bambouseraies, qui profitent pleinement de la chaleur et de l'humidité des lieux:
Plus loin, elle passe dans une sorte de grotte, qui abrite le sanctuaire Amanoiwato:
Bien que proche du feu du volcan, c'est l'eau qui est ici omniprésente: rivière, flaques, brume, pluie... La visite se déroule donc dans une ambiance quelque peu humide; pour être plus précise, je n'aurais pas été plus trempée si j'avais sauté habillée dans une piscine, et mes chaussures, traversées par des torrents d'eau, ont fini par rendre l'âme. Mais d'un autre côté, après plusieurs jours de canicule, cela faisait presque du bien de trouver un peu de fraîcheur! C'est pourquoi, lorsque NHK Radio Japan, en reportage dans ce coin un peu perdu, a voulu m'interviewer (il fallait s'y attendre: une étrangère dans un endroit pareil, la bonne aubaine) et me demander comment je trouvais cet endroit, j'ai brillamment replacé cette citation de George Clooney (oui, oui!): "kimochi ii"! J'étais assez fière de caser avec tant d'aisance et d'esprit d'à propos une citation aussi complexe, mais la journaliste ne semblait pas avoir vu la  série de publicités (peinture, pop-corn, lancer, arc-en-ciel)... Bref, ce ne fut pas le succès escompté. En traversant la caldeira, on voit assez nettement ses limites, et on réalise surtout que le volcan abrite des zones rurales et les sépare de l'urbanisation (même si on compte environ 100 000 habitants autour des cratères):
Les vaches n'occupent pas que le paysage, mais aussi les assiettes, puisqu'il existe un gyūdon local délicieux:
Et comme les vaches sont rares et donc bichonnées, la viande est excellente, mais hors de prix!

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