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samedi 9 juillet 2016

Takayama, ville de "haute montagne"

La ville de Takayama, située au cœur des Alpes japonaises, est, comme beaucoup d'autres villes, représentée par des motifs fleuris sur ses plaques:
Et comme souvent, c'est l'azalée (ou rhododendron) qui est à l'honneur... Mais ici, le rhododendron est le symbole de la ville, ce qui n'est pas le cas de toutes les villes qui le mettent sur leurs égouts. Une autre plaque mise sur le gros plan:
Mais, en matière de fleurs, je n'ai pas vu beaucoup d'azalées... En revanche, la fin du mois d'avril est marquée par la fin de la floraison des cerisiers, ce qui peut donner un autre caractère aux plaques locales:
Normalement, les mini-plaques n'ont pas leur place ici, mais on peut faire une exception:
Comme on peut le deviner, les cerisiers sont sur le déclin:
En pleine floraison, la ville doit être magnifique: les cerisiers sont partout! Mais là, c'est surtout dans le caniveau qu'on retrouve les pétales:
Mais ces observations sont plus liées au hasard du calendrier qu'aux spécificités de la ville. Surnommée "petite Kyōto", l'architecture de la ville rappelle effectivement celle de l'ancienne capitale; du moins, les vieux quartiers avec leurs maisons de bois. Les ruelles sont plaisantes et invitent à la flânerie:
Afin de déambuler dans la ville, plusieurs modes de transport sont envisageables. Le vélo tient une bonne place, plutôt pour les habitants:
Pour les touristes, le pousse-pousse semble assez en vogue:
Les locaux sont donc apparemment plus sportifs que les visiteurs... Comme l'idée de faire courir quelqu'un pour moi me gêne un peu, comme d'habitude, j'ai opté pour la marche: pratique, ce mode de déplacement permet d'aller à peu près partout sans avoir à se soucier de la façon de garer sa monture. C'est ce mode d'exploration qui permet notamment de dénicher les plaques, ou d'autres bizarreries. La saison est aussi le moment de la préparation de la Fête des Enfants (Kodomo no Hi), qui se tient le 5 mai. Pour cela, des poissons volants sont accrochés un peu partout:
Quant aux bords de la rivière, malgré les fleurs, ils peinent un peu à rivaliser avec l'illustre Kyōto:
La promenade permet aussi de découvrir quelques spécialités locales. En particulier, la qualité de l'eau des montagnes permet aux brasseries de sake de prospérer:
Pour les mêmes raisons, les fabriques de miso sont nombreuses et permettent de s'initier à toutes les subtilités de cette fameuse soupe, répandue dans tout l'archipel:
D'une façon plus générale, l'agriculture de la région est riche. Du coup, de nombreux pépiniéristes proposent des articles rivalisant d'originalité et de kawaii:
Les terroirs de la montagne et le climat particulier (très forte amplitude thermique diurne) permettent aussi la culture de légumes locaux, inconnus ailleurs au Japon, mais qui font la réputation de la ville. Le micro-marché du centre-ville, très artisanal, vend ainsi des produits intéressants à observer:
L'observation est le seul attrait: impossible de savoir de quoi il s'agit, comment cela se prépare... Le stand des légumes est plus accessible; encore que:
En tout cas, c'est agréable de voir qu'il existe encore une agriculture locale, presque vivrière, avec des produits de qualité. Parce que la qualité est bien là. Les restaurants de la ville proposent une cuisine extrêmement raffinée, dans un cadre remarquable. En effet, il est possible de déjeuner dans un salon privé:
Au passage, on peut noter que les intérieurs spacieux existent au Japon! Mais le plus spectaculaire reste la succession de plats, nombreux mais en petites quantités, composés exclusivement de produits locaux. Voici un petit échantillon:
Impossible de décrire le goût, l'odeur ou la texture de ces mets; impossible même de trouver leur nom ou le nom des ingrédients, hormis le tofu et le miso! Tout est inconnu, mais délicieux et délicatement présenté. Et même si la viande de bœuf locale est assez réputée, ici le menu est végétarien. Sans être spectaculaire, Takayama est donc un endroit plein de charme, qui s'appuie sur des atouts bien éloignés des grandes villes de la mégalopole: à tout point de vue, cette escapade fait du bien!

samedi 9 avril 2016

Dérivés d'égouts

Les égouts peuvent apparaître de prime abord comme un sujet déroutant... Il est vrai que la connotation du sujet est plutôt péjorative. Pourtant, au Japon, l'image que l'on associe aux égouts (aux plaques, du moins) est nettement plus valorisante: le fait que les plaques soient décorées et d'une telle variété y est sans doute pour beaucoup. Si le sujet semblait assez confidentiel jusqu'à une période récente, il connaît aujourd'hui un engouement bien réel. Et, dans l'empire de la consommation qu'est le Japon, les produits dérivés sont désormais légion; les publications sur le sujet se multiplient. Dès 2008, un article du Japan Times exposait déjà la situation: à l'époque, les égouts suscitaient surtout la curiosité des visiteurs étrangers. Depuis, les Japonais se sont emparés du sujet: un nouvel article du Japan Times informe de la mise en circulation de cartes à collectionner. Ça y est, c'est officiel, les Japonais sont devenus fans de leurs égouts! Pour ceux qui voudraient dénicher ces fameuses cartes de collection, l'entreprise qui les produit indique sur sa page les adresses de tous les musées des égouts où on peut les trouver... Bon, il faut lire le japonais, et être au Japon... Pour information, une première série de cartes est sortie le 1° avril dernier (non, ce n'est pas une blague); une deuxième série est prévue pour juillet. Pour rappel, une visite dans un de ces musées, à Nagoya, avait déjà fait l'objet d'un article. À cette occasion, le personnel m'avait offert ces magnifiques autocollants dorés:
Il va donc falloir y retourner... ;-) Parmi les autres endroits stratégiques, à Tōkyō, le café Kushamambe est spécialisé dans les égouts. Il faut bien viser pour les horaires d'ouverture, mais pour ceux qui sont intéressés, la visite vaut le détour. Ce café-librairie, tout petit, est tenu par un monsieur très sympathique et passionné. Comme j'étais la seule cliente (il faut avouer aussi que l'adresse n'est pas très facile à trouver, j'étais vraiment motivée), on a eu le temps de discuter et d'échanger quelques bons plans. En particulier, il m'a livré l'adresse de son site, qui recense et localise précisément de très nombreuses plaques, surtout au Japon mais aussi ailleurs dans le monde. Un outil précieux pour partir à la recherche de pièces rares... Il a aussi créé une application pour smartphone, qui peut aussi être très utile sur le terrain pour rechercher les plaques; mais je n'ai pas testé: je n'ai pas la bonne marque de smartphone, et au Japon, il faudrait une connexion au wifi, ce qui n'est pas le cas partout. En revanche, impressionné de voir quelqu'un venir d'aussi loin dans son café, mon hôte m'a offert un magnifique sac de sa confection, avec la plaque de Tōkyō:
Il ne se doute pas que c'est devenu mon sac à copies favori... Pour aller avec, il m'a aussi donné un médaillon avec la plaque de Tōkyō:
Il est très joli, mais l'usage est plus limité. La passion a aussi conduit ce savant (le mot n'est pas trop fort, il a réellement des connaissances inépuisables sur la question) à publier un ouvrage, avec ses amis:
L'idée est de mettre en parallèle les plaques avec leur équivalent dans la réalité:
Bon, il m'a un peu prise de vitesse sur ce coup-là: j'avais un album sous le coude sur le même thème... Depuis, j'ai cherché un peu plus, ce qui m'a permis de découvrir une encyclopédie des égouts du Japon:
Cet ouvrage, en japonais mais très complet, présente les plaques de tout le pays selon les thèmes (fleurs, oiseaux, châteaux...):
Ici, ce sont les feux d'artifice. Le petit texte correspondant explique où se trouve la plaque: département, commune, et la localisation plus précise si besoin, pour les plaques rares. Des précisions historiques sont aussi mentionnées, ainsi que des méthodes pour la recherche des plaques:
Là encore, la motivation donne des ailes: sur cette page, j'ai lu le japonais avec une facilité étonnante! Cela dit, j'avais déjà découvert empiriquement la plupart des astuces: le site de géolocalisation, les requêtes sur Internet, et les lieux stratégiques dans les villes (devant les gares et les mairies ou dans les galeries couvertes). Ce constat me rend d'ailleurs un peu perplexe... De même que le fait d'avoir reçu, de la part de diverses personnes, des produits dérivés multiples et variés. Entre autres, j'ai en stock une série de jetons pour caddies:
C'est plus chic qu'une pièce d'1 Euro! J'ai aussi des straps à accrocher au téléphone portable:
La taille et le poids sont cependant peu adaptés pour cet usage... Plus pratique, ce porte-clefs permet de frimer:
Bon, même si mon but n'est pas de faire de la publicité, à titre d'information, il faut savoir qu'il existe de très nombreux autres produits à base d'égouts sur ce site: serviettes, tee-shirts, et même paillassons sont imprimés avec des égouts! D'une façon plus générale encore, ce site répertorie tous les événements liés aux égouts: liens vers des produits dérivés, photos, sommets des égouts (si, si, ça existe); bref, une mine d'or! Enfin, il faut mentionner un autre livre, moins orienté sur la fantaisie des plaques, mais plein de poésie:
Comme quoi, les égouts, ce n'est pas si laid... :-)
Un livre:
Cathie Cotto, À côté de la plaque, 2010: enfin un livre en français!

vendredi 1 avril 2016

Le long de la côte du San-In

La côte du San-In fait partie de ce que l'on appelle parfois le "Japon de l'envers", c'est-à-dire le Japon à l'écart de la mégalopole et de ses fortes densités. C'est ainsi que l'on peut y trouver des sites plus préservés; à condition d'avoir un peu de temps pour les transports (le Shinkansen ne passe pas dans le coin). Sans faire toutes les étapes (ce qui prendrait beaucoup de temps), il est possible de commencer par Tottori, célèbre pour ses dunes:
Un petit peu plus à l'ouest se trouve Hamasaka et ses fameux crabes:
À proximité vient la petite ville de Toyooka avec ses cigognes (visiblement, la légende alsacienne est universelle):
Et encore un peu plus loin, la station thermale de Kinosaki-Onsen est assez réputée:
Pour des questions de temps et de transport, il n'a pas été possible d'explorer chacune de ces étapes. Mais Kinosaki-Onsen est assez facile d'accès et la promenade y est agréable. Les onsens sont des sources d'eau chaude d'origine volcanique. La station thermale est ainsi parsemée de fontaines aux multiples vertus:
Les visiteurs de passage peuvent profiter d'un bain de pieds le long des rues:
Certains curistes effectuent des séjours plus longs et déambulent en yukata entre les sources:
Tout cela contribue à donner à Kinosaki-Onsen un petit côté hors du temps, plutôt plaisant. Et c'est dans les petits détails que se révèle le raffinement de la ville. L'habitat s'étend le long d'une petite rivière, qu'enjambent plusieurs ponts:
La décoration fleurie des ponts fait écho aux lampadaires, au design très recherché:
Du côté de Toyooka, la balade a un peu moins de charme... Tout de même, au détour d'une rue, ce sanctuaire rutilant vaut le coup d’œil:
Mais il faut croire que tous les habitants étaient partie faire trempette à Kinosaki-Onsen, car les rues étaient désertes. Pas âme qui vive, pas même une cigogne, comme la plaque le laissait espérer! L'étape a donc été courte, ce qui a permis de rajouter une escale à Hamasaka. La ville étant située en bord de mer (hama signifie "plage"), c'est l'occasion d'aller faire un petit tour sur la côte:
Le côté sauvage de cette plage est un peu atténué par les nombreux brise-lames qui barrent la vue. Au cas où ces ouvrages de béton ne suffiraient pas, 2 petits Jizōs veillent sur la sécurité des visiteurs:
En plein hiver, ils ne sont pas débordés de travail; en revanche, ils sont bien couverts pour lutter contre le vent et le froid. Ce climat un peu rude est néanmoins favorable à la pêche, qui semble presque miraculeuse. Les poissons sont ensuite accrochés à une grille, puis vendus séchés:
Mais le produit phare de la région est le crabe:
En raison de ses longues pattes (c'est la partie comestible, donc ça vaut le coup), il est surnommé "araignée de mer". Le prix semble plutôt rédhibitoire, mais c'est pourtant la gloire des restaurants:
Le séjour dans la région était malheureusement trop court pour en voir davantage... En particulier, les dunes de Tottori, difficiles d'accès (bus aux horaires contraignants), sont restées un beau rêve... Pour une prochaine fois peut-être?
Un livre:
Kyōtarō Nishimura, Les dunes de Tottori, 1982: un roman policier à l'ambiance ferroviaire, où les dunes restent (encore) inaccessibles!

dimanche 28 février 2016

Tsushima, île dans le détroit

L'île de Tsushima se trouve dans le détroit qui sépare le Japon et la Corée; légèrement plus proche des côtes coréennes que de celles de Kyūshū. Connue pour être le théâtre d'une bataille en 1905 (qui vit la victoire de l'armée japonaise contre la flotte russe), l'île constitue aujourd'hui une seule municipalité, ce qui est assez décevant pour les égouts: on trouve les mêmes sur toute l'île. Cette situation résulte de la fusion de 6 communes en 2004, ce qui veut dire que, avant cette date, la variété de plaques était plus importante. Tant pis pour moi, j'y suis allée trop tard! Autre déception, les plaques ne répondent pas complètement à mes exigences (plaques standardisées, rondes, éventuellement colorées): ici, elles sont carrées... Oui, c'est un grand drame dans ma vie... Mais tout de même, la ville-île de Tsushima propose plusieurs plaques représentant la faune locale, comme la huppe fiascée:
On trouve aussi le martin-chasseur:
Vient ensuite le faisan de Colchide (oui, pour les oiseaux, c'est assez technique):
Mais il y a aussi quelques mammifères remarquables, comme la martre du Japon, endémique de Tsushima:
Il existe aussi un poney endémique (ou plutôt en voie d'extinction), nommé "taishū":
La flore n'est pas oubliée, avec une variété locale d'azalée:
Mais surtout, la star de l'île est son chat endémique sauvage, le yamaneko (littéralement "chat des montagnes", mais appelé aussi "chat-léopard"):
L'île de Tsushima est accessible en bateau par 2 ports, l'un au sud, Izuhara, et l'autre au nord, Hitakatsu. En arrivant à Hitakatsu, on comprend tout de suite que l'on est dans un endroit important. En effet, le nom de l'île est écrit en grosses lettres sur le flanc de la montagne, à la mode hollywoodienne:
À gauche, le nom est écrit en coréen, et à droite en japonais, ce qui met l'accent sur le principal caractère de l'île: sa proximité avec la Corée. Un des principaux lieux touristiques de Tsushima est d'ailleurs lié à ce voisinage. Il s'agit de l'observatoire, d'architecture coréenne, d'où l'on peut apercevoir les côtes coréennes par temps clair:
Est-il utile de le préciser? En été, la météo rend cette prouesse impossible: la vue ne porte qu'à quelques dizaines de mètres... Heureusement, quelques photos à l'intérieur montrent ce que peut être la vue quelques jours (heures?) par an. Mais la proximité coréenne se fait sentir de façon plus concrète dans les villages. Par exemple, tous les panneaux sont sous-titrés en coréen, à destination des touristes. De plus, de nombreux magasins de produits électroniques détaxés (exclusivement de marques japonaises) se tiennent à côté des 2 ports:
À l'entrée, tout un rayon d'adaptateurs électriques témoigne de la clientèle coréenne; d'un autre côté, on se doute bien que les magasins ne visent pas la population locale, peu nombreuse. En revanche, pour un visiteur étranger (non coréen), la survie à Tsushima s'avère un peu plus compliquée: tout est écrit en japonais et en coréen, mais rien n'est écrit en anglais; mieux vaut se débrouiller en japonais. Des enfants, en me croisant dans la rue, m'ont désignée comme "gaijin" ("étrangère"), puis m'ont lancé un joyeux "annyeonghaseyo" ("bonjour" en coréen): c'est bien la première fois qu'on m'a prise pour une Coréenne! C'est dire le nombre d'Occidentaux de passage dans l'île... Cependant, il y a quelques endroits intéressants à visiter, pour ceux qui osent se lancer. Le cadre rural et subtropical donne un charme particulier à l'île; certains sanctuaires en portent la marque avec leurs toriis érodés:
La forêt tropicale recouvre environ 90% de la superficie de l'île. Les paysages, visibles depuis le bus qui traverse toute l'île, sont ainsi assez typiques:
Sur le plan topographique, l'île présente une particularité. Au départ, il s'agit d'une seule île, mais les parties nord et sud sont reliées par un isthme étroit. Des canaux ont ensuite été creusés dans cet isthme, ce qui permet aux bateaux qui naviguent entre la Corée et le Japon de couper au milieu et donc de raccourcir le trajet:
Tsushima, un canal au milieu du détroit... Après ce canal, la mer s'élargit et forme plusieurs petites baies. Dans l'une d'elles se trouve le sanctuaire Watazumi, qui a beaucoup de charme:
Par rapport à d'autres endroits, ce site présente un avantage indéniable: on n'a pas à slalomer entre les touristes pour prendre des photos. Je n'ai croisé strictement personne, c'était d'un calme absolu. Lorsque j'ai raconté mon périple à la dame qui tenait le minshuku dans lequel je logeais, elle a semblé très impressionnée. Du coup, le lendemain matin, elle m'a servi un petit déjeuner gargantuesque, de peur de me voir dépérir dans un coin perdu de l'île:
Globalement, je ne suis pas très difficile pour les repas; mais l’œuf cru au réveil, c'est quand même un peu rude... C'est donc pleine d'énergie que j'ai pu repartir à la découverte de l'île. La ruralité est inscrite jusque sur les boîtes aux lettres officielles:
Le tourisme, même coréen, n'est pas la principale activité de l'île. C'est la pêche qui domine, et en particulier la pêche au lamparo:
À partir du port, j'ai tenté d'explorer les autres activités de l'île. Et là, je suis tombée sur ces affiches:
Ces panneaux, en coréen et en japonais (donc toujours très accessibles aux autres étrangers), font encore la promotion du tourisme local. Mais ce qui retient mon attention, c'est la mascotte de l'île: le fameux yamaneko. À en croire les prospectus, ce chat sauvage serait omniprésent à Tsushima. En réalité, il ne resterait plus qu'une centaine de chats sur l'île, et la seule façon de les observer est de se rendre... au musée du chat sauvage. J'y ai donc tenté ma chance. En fait, il y a un chat dans le musée, mais il dort beaucoup (dans un recoin d'où il n'est pas visible), et la durée de la visite est limitée. Concrètement, j'ai payé mon ticket d'entrée, j'ai eu la chance d'observer la cachette du chat, mais je ne l'ai pas vu (mon temps écoulé, j'ai dû céder la place; parce qu'il ne faut pas trop de monde non plus face à la vitre, sinon le chat prend peur et se rendort)... Plus fort que le Fuji-San dans l'art de l'invisibilité, bel exploit! Bref, j'ai quand même un doute sur l'existence réelle de ce chat. En revanche, à défaut de véritable endémisme biologique, j'ai tout de même croisé quelques espèces culturelles originales à Tsushima. Par exemple, en me baladant sur la plage, je suis tombée sur un cochon en peluche perdu au milieu de rien:
Au cœur du village, les responsables de la crèche (comme quoi, la natalité n'est pas encore totalement tarie) promènent les enfants dans des petits chariots:
C'est le seul endroit où j'ai pu observer ce moyen de transport. Parmi les techniques particulières, j'ai aussi beaucoup apprécié le séchoir à seiches:
Ce petit tourniquet permet de transformer la seiche, le principal produit de la pêche locale, pour en faire des ficelles que l'on déguste à l'apéritif. Moi qui croyais que cette étape était réalisée dans une grosse usine agroalimentaire... Après ce petit tour, le ferry pour rentrer à Kyūshū permet d'admirer un magnifique coucher de soleil:
Mais la plus belle vue n'est pas là. En effet, c'est sur le pont du bateau que le meilleur spectacle du séjour s'est offert. Il s'agit d'un monsieur totalement fan de son chien:
Pendant un instant, j'ai cru voir double, éblouie par le soleil... Un effet inattendu de l'insularité?